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  LA LETTRE FINARENA N°12  
  COMMENT INTERPRETER CETTE NOUVELLE CORRECTION DES MARCHES?  
     
 
 
 

Bonjour,

La correction actuelle des marchés a des origines similaires à celles de l'été dernier. Aujourd'hui, elle atteint 8 à 10% sur les marchés occidentaux et plus de 18% sur les marchés chinois depuis le début de l'année. La hausse des marchés actions en 2015 est effacée totalement en l'espace de quelques séances.


Etat des facteurs de la baisse

Faiblesse des chiffres économiques en Chine : la Chine a cru depuis 2008 à grands coups de crédit, cela n’était pas tenable à moyen terme. Pour autant, cette décélération est normale, un pays ne peut croître à +10% par an ad vitam æternam. En outre, aucune statistique chinoise récente n'a réellement exprimé une nouvelle détérioration importante de l'économie. La déception provient plus du fait que les efforts du gouvernement chinois n'ont pas encore payé.

Dépréciation de la monnaie chinoise : les éléments nouveaux sont les premiers défauts de grandes sociétés en 2015, la forte baisse des réserves de changes chinoises (-$500 milliards depuis Aout) et la dépréciation du Yuan qui accélère le débouclement de positions spéculatives. Cela étant, depuis le début de l'année, la devise chinoise a reculé de seulement 1,4% par rapport au dollar américain, ce qui n'est pas le signe d'une volonté manifeste de la Chine de laisser filer la devise.

Le cours du pétrole : aujourd'hui, la baisse des cours du pétrole s'accélère avec un nouveau passage sous la barre des 30 $. Les prix ne reflètent pas un effondrement de la demande, mais une surcapacité de production. Le budget de l'Arabie Saoudite pour 2016 repose sur une hypothèse à 26 USD. Une tendance haussière devrait probablement se concrétiser au cours du 1er semestre.


Quel avis sur l’évolution des marchés à court terme?

Contrairement à ce qu’annoncent de nombreuses sociétés de gestion, tous les indicateurs à notre disposition militent pour une fin de cycle aux États-Unis. Les 3 éléments qui font monter le S&P 500 depuis 2009, à savoir l’augmentation des marges, l’augmentation du bilan de la banque centrale et un crédit très bas pour les entreprises, sont à l’arrêt. 

Nous réitérons donc notre préférence pour les actions européennes et principalement celles de la Zone Euro, pour des raisons de valorisations désormais plus attractives, notamment dans le cadre d'attentes sur les bénéfices, aidées en cela par le contexte monétaire de la Zone Euro (BCE, Masse Monétaire, indicateurs précurseurs d'activité, faiblesse de l'Euro...).

Concernant le marché obligataire, les taux souverains ont connu globalement une faible baisse (le 10 ans français est passé de 0.98% à 0.87% depuis le début de l'année, alors que le 10 ans US est passé de 2.27% à 2%), démontrant que cet actif traditionnellement dit "de refuge", n'a pas joué son rôle. Cela avait été déjà le cas l'été dernier. Une amélioration des conditions des marchés financiers devrait prochainement militer pour un réinvestissement sur les obligations à haut rendement européennes (dites “high yield”).

Si le secteur industriel dans l'ensemble des économies (occidentales et émergentes) souffre actuellement, le secteur des services continue de montrer des signes de croissance de l'activité. La consommation est tirée par trois éléments principaux : les gains de pouvoir d'achat (baisse de l'inflation), l'amélioration du marché de l'emploi (aux Etats Unis et partiellement en Europe) et la fin des politiques budgétaires restrictives. En Europe, la faiblesse de l’euro, la baisse des matières premières et la faiblesse des taux de financement sont d'autant de facteurs de soutien de l'activité économique. Le secteur de la construction et le marché de l'immobilier connaissent chacun une progression (Etats Unis, Allemagne) ou des signes d'amélioration (Chine, France).


En conclusion

Le retour à la confiance passera nécessairement par la stabilisation des prix du pétrole, la confirmation d'une poursuite de la croissance mondiale et l'annonce de mesures provenant des principales banques centrales. Ces facteurs devraient avoir un effet positif sur les marchés actions cette année.

La part d’actions ainsi que la diversification au sein de nos portefeuilles nous paraissent absolument essentiels pour atteindre dans la durée des performances positives en cohérence avec l'horizon d'investissement de chacun de nos profils. Cette gestion nous préserve ainsi de réaliser, en cas de baisse, d’importants mouvements de portefeuille, par ailleurs incompatibles avec les délais d’exécution de transactions sur OPCVM et contrats d’assurance vie. Pour autant, des aménagements sont à opérer régulièrement afin d’adapter les supports utilisés à la conjoncture.

Je reste à votre disposition pour échanger, et profite de cette occasion pour réitérer auprès de vous tous mes meilleurs voeux pour cette année 2016.

Bien cordialement

 
 
  Signature  
 
 
  Yvan BOUTIER  
 
     
 
Yvan Boutier   Yvan Boutier
Gérant de FINARENA Gestion Privée
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