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  LA LETTRE FINARENA N°13  
  Que faire sur les marchés actions?  
     
 
 
 

Bonjour *|MERGE2|* *|MERGE1|*,

Dans une rentrée mouvementée où les marchés actions européens viennent de corriger de près de 15 % depuis leur plus haut en avril 2015, je tenais à partager avec vous ma synthèse de l’analyse de la situation financière mondiale par quelques-unes de nos sociétés de gestion partenaires.

Tout d’abord, quelles en sont les raisons ?
Certes le marché a été surpris par la décision de la Banque de Chine de dévaluer sa devise, alimentant les craintes d'un arrêt brutal de la croissance du pays. Mais le facteur déclenchant provient plus vraisemblablement de la communication de la réserve fédérale américaine.

Après 5 années de politique à taux zéro et d'injections massives de liquidité, les gouverneurs ne savent toujours pas s'ils peuvent se permettre de remonter les taux tant la croissance reste fragile.

Au global la croissance mondiale en 2015 risque de s'établir entre 2 et 2.5 % alors que les attentes en début d'année étaient de l'ordre de 3.5 %.

C’est cette différence qui a engendré en ce début de semaine une baisse sur les marchés d'actions de l'ordre de 15%.



En 2008, lors de la crise financière, les marchés avaient chuté de -60% entre les plus hauts et les plus bas. En 2011, pendant la crise de la dette européenne, la chute avait été de -30%. Nous ne sommes actuellement ni dans une situation de faillite totale du système capitaliste, ni dans une possibilité d’implosion de la zone Euro. Ce qui est en jeu en ce moment, c’est une décélération de la croissance mondiale au moment où on attendait une accélération. Si le marché devait revenir sur ses moyennes historiques de P/E, la baisse devrait être de -25% en Europe. Nous sommes donc au milieu du gué.


Quels sont les fondements de cette correction des marchés ?

Prenons les pays séparément. (Chiffres arrêtés au 24/08/2015 donnés respectivement : sur la journée / Depuis le 30 juin 2015 / Depuis le début de l'année)

La Chine ( -8.7 % / -26.8 % / -7.3 %)
La dévaluation de la devise chinoise ne devrait pas être de forte ampleur car l'objectif premier des autorités chinoises reste le changement de modèle de croissance, à savoir accroitre la production de produits à plus forte valeur ajoutée et la part de la consommation domestique dans le PIB. Pour autant, le timing de cette intervention renforce aussi les inquiétudes sur la réalité de la croissance chinoise.

Les marchés émergents ( -7.1 %, -23.2 %, -14.1 %)
Ils connaissent une croissance faible et une inflation soutenue. La baisse du prix des matières premières et le ralentissement chinois pénalisent fortement les pays producteurs, accentuent les sorties de capitaux et accélèrent la dépréciation de leur taux de change. Il y a de ce fait un ralentissement massif des flux d'investissement tant en actions qu'en obligations.

Les Etats-Unis ( -3.9 % / -8.0 % / -7.2 %)
Alors que le marché du travail est proche du plein emploi, la croissance reste faible par rapport à son potentiel et l'inflation particulièrement basse. Une hausse des taux, pourtant nécessaire, est vue comme porteuse de risques sur les actifs risqués plutôt que comme un signal de reprise solide.   

La conséquence de cette liste non exhaustive est une capitulation des investisseurs sur les actifs risqués, amplifiée par une spéculation toujours aussi importante.

En début d’année, un investisseur américain avait acheté des actions européennes mais avait également vendu l’euro. Jusqu'à peu, cette stratégie était doublement gagnante sur la devise et sur les actifs. La sortie simultanée a eu pour conséquence une baisse marquée des indices actions et une hausse de l'euro qui viennent aussi s'autoalimenter. Plus l'euro monte, plus les exportateurs sont heurtés, plus leurs actions baissent.


La baisse des marchés peut-elle se poursuivre et quels actifs privilégier ?

Pour l’instant, nous n’en sommes qu’à des craintes sur la croissance mondiale et la baisse des matières premières est bonne pour les résultats des sociétés européennes. Les investisseurs devront donc porter particulièrement attention à des signes tangibles de crise (défaut de sociétés ou de pays par exemple) qui pourraient être des catalyseurs de baisse supplémentaires. La Chine et son système financier explosif restent selon nous le risque principal pour les marchés financiers.

Dans cet environnement chahuté, les politiques monétaires risquent de rester extrêmement accommodantes pendant longtemps, sans pour autant contribuer à relancer la croissance mondiale. La conséquence est certainement le maintien des taux longs à des niveaux bas. C'est un soutien à terme pour les marchés actions, d’autant que les sociétés bénéficient toujours de conditions de financement attractives.

Les résultats des sociétés ont surpris, positivement portés par des facteurs exogènes connus (baisse de l'euro, du pétrole et des taux). 62 % des sociétés européennes ont été plus rentables que prévu au deuxième trimestre. L'inquiétude porte sur les chiffres d'affaires qui ont baissé de 4 % sur la même période.
  
L'environnement macroéconomique a certes évolué négativement mais les marchés ont « repricé » violemment le différentiel de croissance avec la baisse récente. La valorisation des actions est redevenue plus raisonnable.

Il conviendra de surveiller l'ampleur des baisses à venir mais la récession n’est pas encore d’actualité et les banques centrales restent à la manœuvre. Prudence donc, mais pas de réduction de la poche actions. Possibilité, tout en respectant votre budget de risque, de réinvestir une partie des liquidités sur les actifs risqués en l'absence d'autres données aggravantes.

Dans ce cadre, il faut donc en PEA et assurance vie privilégier les actions européennes qui bénéficient d'un environnement global plutôt favorable, au détriment des actions des marchés émergents ou des Etats-Unis trop chères dans le contexte actuel.

En conclusion, la correction en cours est normale et plutôt saine. Toutefois, les marchés restent encore chers et une correction de 10 à 15% supplémentaires n’est pas à exclure. L’investisseur qui en a la possibilité peut trouver sur ses niveaux des opportunités mais toutes les forces ne doivent pas être versées dans la bataille.

Bien cordialement

 
 
  Signature  
 
 
  Yvan BOUTIER  
 
     
 
Yvan Boutier   Yvan Boutier
Gérant de FINARENA Gestion Privée
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